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Homélie Journée des familles – samedi 8 février 2014

13 février 2014

Chers amis, parents des confrères et séminaristes Mep...

Alors que le Saint-Père, de multiples manières, nous invite à nous rendre aux périphéries, vous êtes pour nous, pour vos fils, frères, neveux ou cousins, ceux, qui dans notre Eglise, tiennent leur place, ceux qui vivent leur vocation de baptisé en se rendant vers ces périphéries. C’est votre vocation de laïcs d’être des témoins du Christ dans le monde du travail, dans la vie de la cité, par les divers engagements que vous pouvez prendre pour vivre et faire connaître l’évangile, la doctrine sociale de l’Eglise, pour rechercher le bien commun.

Le décret sur l’apostolat des laïcs rappelle la beauté de votre mission :
- évangéliser et sanctifier les hommes,
- renouveler l’ordre temporel en chrétien,
- assurer la mission caritative de l’Eglise.
Le laïc qui est à la fois membre du peuple de Dieu et de la cité des hommes n’a qu’une conscience chrétienne. Celle-ci doit le guider sans cesse dans les deux domaines de sa vie. Il ne peut être chrétien à la messe et à l’Eglise et être indifférent, être neutre dans la vie publique, comme le pensent les adeptes d’une laïcité mal pensée ! Vous le savez bien, votre vocation, c’est aussi l’apostolat.

La lettre aux Ephésiens rappelle l’unité de l’Eglise, la complémentarité missionnaire entre les fidèles laïcs et les prêtres. Dans le corps du Christ qui est l’Eglise : « tout le corps opère sa croissance selon le rôle de chaque partie », Ephésiens 4,16.
Il y a en effet, dans l’Eglise, diversité de ministères mais unité de mission. Par le sacrement du baptême, vous avez reçu la mission de participer à la charge sacerdotale, prophétique et royale du Christ.
C’est vous dire si les débats actuels sur l’avenir de la famille sont d’une grande importance. N’ayons pas peur de proclamer avec la douceur de l’Evangile que, en Eglise, dans l’Evangile, nous avons trouvé un art de vivre chrétien et que dans la société déboussolée qui est la nôtre, nous voulons tout simplement pouvoir vivre de l’Evangile, dans nos familles et dans la société sans demander la permission de le faire !
Par votre fidélité, par la beauté de la vie en famille, cette petite Eglise, vous êtes les artistes d’un art qui n’a pas d’académie, pas de prix à décerner, pas de concours. Cette œuvre d’art qui s’ébauche petit à petit entre vos mains et dans vos cœurs, c’est le royaume de Dieu !

Les lectures de ce jour sont précieuses pour cela. Elles nous indiquent ce que nous devons rechercher :
- un cœur attentif,
- l’art du discernement.

L’exemple du roi Salomon est particulièrement instructif : un cœur attentif est semblable au sien ; c’est celui qui écoute selon l’invitation faite à Israël : « Ecoute Israël, le Seigneur ton Dieu ». Ecouter la Parole de Dieu, c’est ce que vous faites en famille, chez vous, dans vos assemblées chrétiennes.
Nous savons bien que l’éducation reçue dans nos familles est la plupart du temps le terreau qui a permis à notre vocation de grandir, à notre foi d’abord familiale de s’épanouir, pour devenir une foi personnelle. C’est cette croissance personnelle qui a permis à chaque confrère MEP de s’engager grâce à l’éducation parentale évangélique qui a fait de lui un homme libre, une personne et non un pion, un instrument. C’est cette croissance physique, spirituelle, intellectuelle en famille qui, le jour de notre ordination, permet de répondre en deux mots à l’appel de l’évêque : « Me voici » !
Ces deux mots qui sont la réponse libre à notre Seigneur sont possibles grâce à l’accompagnement aimant et responsable de parents respectueux de notre liberté qui ont fait de chacun d’entre nous des personnes : voilà les fruits de l’art de vivre chrétien, fruits de l’écoute de la Parole et de la communion au Corps du Christ, qui nous permettent de formuler des demandes ajustées à ce dont nous avons besoin.
Pour chacun d’entre nous, vous êtes, chers parents, tout cela et bien plus ! Vous êtes le lieu de l’intimité, de l’affection, du repos, de la gratuité. Vous êtes ce désert dont nous avons besoin au retour de mission. L’éloignement, qui caractérise la vie missionnaire comme il est souvent la marque de la vie monastique, ne fait que renforcer l’amour et l’affection que nous avons pour vous et que vous nous rendez au centuple.
Sachez que dans la vie fraternelle qui est la nôtre, qui se veut franche, directe, exigeante, vous êtes présents car nous savons que, à la suite du Seigneur, vous veillez par la prière et l’affection, vous veillez inlassablement sur nous avec patience et fidélité.

Alors, chers parents, je vais vous dire un seul mot, qui est sur les lèvres de mes confrères :
Merci.


P. Georges Colomb,
supérieur général des MEP

 

 

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