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Vocations : une entrée dans la vie religieuse

16 mai 2014

La lauréate de la Bourse de l'Aventure Chrétienne entre dans la vie religieuse, dans la Communauté de l'Annonciation

Chers tous,

Je viens par ce mot, vous annoncer mon entrée dans la Communauté de l'Annonciation, Communauté naissante auprès de la communauté Saint Martin, le jour de la Sainte Jeanne d'Arc

Ces deux dernières années furent mouvementées en rebondissements, le Seigneur fut plus que surprenant, je ne m’attendais pas à tel retournement en esquivant les premiers jets de mon aventure en Asie.

D’abord ce fut ce premier appel à partir à l’autre bout de la terre, confirmé par l’Eglise, avec l’obtention de la Bourse de l’Aventure Chrétienne. Il fut un premier acte de foi, un saut dans l’abandon, qui très certainement a préparé et suscité le deuxième appel.

Cette Aventure en Asie a bien sûr nourri et enrichi ce désir de suivre le Christ dans un choix de vie plus radical.

La rencontre des Pères missionnaires français au Cambodge, donnant leur vie pour ce pays et contribuant souvent par des œuvres d’éducation et de santé à soigner les blessures du génocide des Khmers Rouges fut édifiante. Je pense aussi aux Sœurs de Mère Teresa rencontrées au Cambodge, en Inde et en Mongolie qui accueillent et consolent les plus isolés. A travers ces témoignages de vie missionnaire, contribuant à guérir les blessures du passé, la priorité citée par le Pape François a pris tout son sens : « Je vois avec clarté que la chose dont a le plus besoin l’Eglise aujourd’hui c’est la capacité de soigner les blessures et de réchauffer le cœur des fidèles, la proximité, la convivialité. Je vois l’Eglise comme un hôpital de campagne après une bataille ».1

Il y eu aussi ce moment très fort du voyage en Chine dans les Marches Tibétaines. Lorsqu’au passage du col à 4 300 m emprunté par les missionnaires français pendant plus d’un siècle, mon ami guide tibétain s’arrêta pour me serrer la main et me dire: « merci la France, merci les missionnaires ». Cette foi reçue, qui pendant les années de fermeture complète du pays, leur ont certainement permis de tenir et de garder l’Espérance dans l’isolement et la répression. Je n’oublierai jamais non plus l’accueil extraordinaire reçu en Birmanie dans l’état Chin complétement isolé, simplement parce que j’étais française, en souvenir des missionnaires partis il y a 60 ans. J’ai réalisé à travers ces rencontres et ce voyage l’histoire missionnaire française et ses fruits. J’ai découvert la joie d’être fière de mon pays, surtout de son passé. Les paroles prononcées par Jean Paul II lors de sa venue en France m’ont alors interpellé: « France, fille aînée de l'Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? Permettez-moi de vous demander : France, fille aînée de l'Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l'homme, à l'Alliance avec la Sagesse éternelle. » 2

Sans oublier l’espérance chrétienne d’une femme rencontrée dans les camps de réfugiés de l’état Katchin en Birmanie qui après avoir tout perdu, son mari et ses enfants, dans de terribles conflits, me confie paisiblement que sa seule espérance est la vie éternelle n’attendant plus rien de cette vie terrestre et seulement plus que le Salut de son âme.

L’appel de Dieu dans la communauté de l’Annonciation, qui se veut apostolique et missionnaire de l’Espérance Chrétienne, se révèle aujourd’hui comme une suite logique. En effet, ces désirs éveillés en moi, de poursuivre l’œuvre des missionnaires français, devaient être remis au Seigneur dans une vie totalement donnée pour porter du fruit.

Priez pour moi sur ce chemin de l’espérance,

Je vous embrasse et pense bien à vous,

Anne.

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