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Partir en pèlerin, seul

Le Saint-Esprit est très certainement à l’oeuvre dans les communautés chrétiennes du nord ouest de la Thaïlande. La chance m’a été donnée de le contempler, à moi, le jeune parisien, laïque parti en immersion pendant un mois ; en touriste disent certains à Bangkok, en humanitaire pensent d’autres restés à Paris, peut-être, en fait, en pèlerin.

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Pour celui qui part vivre l’Evangile sur les sentiers du monde, le Très-Haut donne toujours des compagnons de route en même temps que des rencontres : elles ont pour visages ceux des enfants de la maison du père de Mae Ramat, des Filles de la Croix, des soeurs Karen de Ponoïpou. Ils ont pour nom Pado Nicolas, Alienor, Cyril, Anania : ils forment les belles équipes de professeurs, catéchistes volontaires, prêtres, religieuses, toutes à la fois bêche et ouvrier des terres préparées pour la moisson.

Pour avoir fait un bout de Saint Jacques de Compostelle étant plus jeune, je peux dire que ce pèlerinage était autrement plus dépaysant : manger en un mois plus de dix fois la dose de riz que j’ai pu consommer, en dix-neufs ans ; comprendre une langue sans la connaître, en écoutant les rires, en scrutant les regards ; toucher de près la vie de la rizière, qui toute fraîchement convertie qu’elle est, peut apprendre au petit-fils ainé de l’Eglise ce que c’est qu’être vraiment humble, libre et fidèle.

Après avoir beaucoup écouté, un peu enseigné d’anglais, aider comme j’ai pu, je repars en France avec une mission, c’est sûr, je ne sais pas encore bien laquelle, mais elle est à trouver en travaillant, je ne sais pas encore bien de quelle manière, au plant d’Eglise universelle qui m’a vu naître, méditant et gardant dans mon coeur les belles rencontres que j’ai vécues cet été.

Julien