Aller à la page d'accueil. | Aller au contenu. | Aller à la navigation |

 
Document Actions

Première découverte de l’Asie : immergé au Cambodge

Pour son premier séjour en Asie, Clément, jeune étudiant de 18 ans en physique, a choisi de partir en immersion au Cambodge auprès d’un prêtre MEP.
Il nous livre ses premières réflexions.

Quand je suis arrivé au Cambodge je ne savais pas tout à fait à quoi je m’attendais, voire les conseils qui m’ont été donnés, par le Père Vincent, à mon arrivée, étaient : “ Au Cambodge il ne faut s’attendre à rien, mais il faut être prêt à tout. ”

J’ai passé un mois et demi dans une paroisse à Phnom Penh, en immersion, afin de découvrir l’Eglise du Cambodge. Pendant la première semaine j'ai essayé d’apprendre un peu la langue khmère, pour m’aider dans la découverte du pays. Il était très utile de pouvoir parler un peu avec les gens, mais c'était toujours difficile de se comprendre, surtout à cause de la différence culturelle, un problème aussi grand que la barrière linguistique.

Malgré ces difficultés, j’ai été très bien accueilli par les Cambodgiens, qui étaient toujours très gentils avec moi. Le soir après mon arrivée, je suis allé à la messe dans une paroisse à Phnom Penh. Ce qui m’a vraiment frappé c’était la différence entre la messe au Cambodge et la messe en Europe. En entrant dans l’église on enlève les chaussures, puis on s’assied par terre.
Il n’y a pas de bancs dans les églises. On ne fait pas la génuflexion non plus, mais on salue le Saint Sacrement de manière “bouddhiste”, en joignant les mains devant le visage, et en baissant la tête. Bien que la forme de la messe soit la même, elle a parfois l’air étranger.

Il est intéressant de voir une Eglise telle que l’Eglise cambodgienne, qui est en pleine croissance, et dont la vaste majorité de l’assemblée est jeune (les plus âgés étant, pour la plupart, peu disposés à se convertir). Mais s’il y a de nombreuses conversions, par rapport à la population catholique. Il reste encore de grandes difficultés à surmonter pour toucher la population khmère, pour qui l’Eglise est une institution vraiment étrangère. Après la période des Khmers Rouges, pendant laquelle tous les prêtres sont morts, ainsi que le seul évêque cambodgien, l’Eglise cambodgienne est maintenant en pleine renaissance, grâce au travail des nombreux missionnaires qui travaillent dans le pays.

Bref, c’était une expérience formidable, qui m’a permis de découvrir une Eglise différente et un pays étranger, et qui m’a donné un premier goût de la mission et la vie en Asie.

Clément