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Mep in CHina 6, par le père Bernard de Terves

Une fois n'est pas coutume, c'est du continent Chinois, non de Taiwan que je me lance dans cette sixième édition de la "MEP In China", et qui plus est pendant le temps du carême ! Prévue initialement pour l'Avent, Noël, la Saint Sylvestre, puis le nouvel an chinois... finalement ce sera Pâques....

J’ai ainsi pensé à vous à chacune de ces étapes à défaut de pouvoir vous le dire ! C'est au cœur d'une "tournée" en Chine, que les longues heures de trajet, d'une étape à la suivante me donnent le temps que je n'ai pas eu ces derniers mois pour vous écrire! Et comme je ne suis pas doté comme les voyageurs autour de moi de cette capacité très asiatique à s'endormir aussitôt posé dans les transports, je prends enfin la plume, ou plutôt la tablette, car manier la plume dans ce bus qui tangue au gré de la route toute en relief serait périlleux ! Alors je vous emmène avec moi au fin fond de la Chine. Cette fois, j'ai 13 heures de route devant moi jusqu’au petit matin! Et j'espère trouver à mon tour le sommeil d'ici quelques heures! Mais dès maintenant, je vous souhaite un bon voyage dans cette rétrospective annuelle !

Le grand virage

Il y a tout juste un an, je devenais curé d'une paroisse à Taipei, du joli nom de Notre Dame de SongShan. (ND de la montagne des pins). Après tant d'années de la théologie puis du chinois et de sa culture... Qu’il fut bon d’entrer corps et âme dans le vif de cette mission ! Ce fût une année passionnante et haletante à plein d’égards, que quelques lignes n’arriveront pas à résumer. ND de Songshan est une Église construite dans les années 50 par des franciscains belges avec une résidence attenante sur cinq étages. Une communauté pas toute jeune, des locaux immenses, presque inutilisés et assez vétustes. Je dois l’avouer, ma première réaction en découvrant les lieux fût d’effroi plus que d'émerveillement! Mais j'ai dû hériter de la grâce franciscaine de ceux qui m’ont précédé : "reconstruis ma maison"... Alors dès mon arrivée, j’ai vraiment mis toute mon énergie pour donner plus de vie aux vieux murs comme à la communauté paroissiale. Une communauté fort sympathique, mais en attente d’être dynamisée et de s’ouvrir un peu sur l’extérieur ! Sans plus tarder ont commencé des travaux de fond en comble pour rafraichir les lieux, tout en tentant de créer une dynamique d’évangélisation, avec au cœur une conviction : Ne pas seulement prier pour que la pluie arrive, mais préparer le terrain pour quand elle arrivera ! Je ne me suis pas lancé seul dans l'aventure puisque j'ai fait équipe avec plusieurs confrères qui m’ont rejoint successivement. Le Père Stanislaus d’abord, confrère indien, puis P. Etienne tous deux aux études, P. Jean qui prêche souvent des retraites à l’extérieur, P. Pierre, prêtre chinois étudiant en théologie, plusieurs volontaires qui se sont succédés, et un étudiant en discernement de vocation. Bref, il y a de la vie et du passage ! Si vous voulez voir par vous-même, venez faire un tour ! Me voilà donc curé, puis à la tête d’une communauté de jeunes prêtres : organiser la vie de ce petit monde, plonger comme jamais dans les réalités contingentes et matérielles de la vie d’une maison, c'était un pari à relever, mais grâce à Dieu, tout se passe harmonieusement! Les choses se sont mises en place peu à peu! Je vois le bout des travaux et la vie commune trouve son rythme de croisière, chacun apportant ce qu'il est à la dynamique de la vie paroissiale! Beaucoup de défis d’un seul coup : être missionnaire peut demander de s’improviser chef de chantier, déménageur-aménageur, cuisinier, bricoleur, designer... J’en ai perdu quelques kilos, ce qui est une bonne chose, mais bien plus important, j’ai beaucoup appris, et beaucoup gagné... en joie et en émerveillement. Etre curé de paroisse, je ne l’avais jamais envisagé auparavant, mais le Seigneur oui ! Et c’est une étape de ma vie de prêtre que je vis avec beaucoup de joie, et qui est très formatrice. N’est-ce pas le meilleur des signes ? Joie d’être prêtre et de me mettre au service de chrétiens bien concrets, que j’ai la mission d’aimer et de servir jour après jour en laissant davantage se former en moi un cœur de pasteur. Emerveillement de voir comment le Seigneur conduit toutes choses. Relire, c’est voir Dieu à l’œuvre, alors ce sont quelques points d’émerveillement et d’action de grâce que je voudrais vous livrer dans cette lettre...

Baptisés de Pâques

Une des grandes joies de cette année, qui se réalisera dans les fêtes qui approchent, c'est l'accueil de 9 néophytes adultes que je baptiserai dans la nuit de Pâques, leur présence dans notre communauté a donné une profondeur particulière à notre temps de carême, puisque c’est avec eux que nous nous sommes préparés à fêter la résurrection. Je voudrais les confier chacun à votre prière, pour que la grâce de la vie nouvelle porte du fruit en abondance pour eux et pour l’Eglise. Ils prendront le nom de Rosa, Joyce, Félix, Georges, Elaine, Scholastica, Catherine, Elisabeth et Teresa ! En regardant ces neuf cœurs qui se tournent vers Dieu, on ne peut que dire avec la chanson : « tout homme est une histoire sacrée » et leur chemin vers Dieu un don de la grâce, tout comme la manière dont cette équipe de catéchumènes s’est mise en place !

Récit : Bien sûr, en arrivant dans une nouvelle paroisse, surtout de taille toute modeste, on aimerait que la communauté s'étoffe et donne la vie. Mais mettre en place un catéchuménat ne s'improvise pas, surtout en chinois! Mais quand la providence veille... A la fin de la messe, je vais saluer un certain David, une première fois, une deuxième, puis la troisième fois, il me dit qu'il est catéchiste et a pour mission de préparer des catéchumènes au baptême ! Je saute sur l’occasion et lui propose de venir officier dans notre paroisse, il accepte... Plus tard il me dira qu’il avait prié le Seigneur de lui montrer un lieu de mission. Il acceptait cette mission, car il avait vu dans mon accueil la réponse du Seigneur à sa question... Il fallait maintenant trouver les candidats... Avec l'audace des débutants, j'ai annoncé le dimanche après Pâques que nous ouvrions le catéchuménat, qu'il ne fallait pas attendre les candidats pour commencer, mais que dans la foi, commencer ferait venir les candidats! Thérèse Ma était là, vous vous souvenez d’elle : ma professeur de chinois baptisée à Pâques l’an dernier, je vous avais demandé de prier pour cette maman chinoise ! ... Baptisée depuis une semaine, elle m’entend faire cette annonce. A la fin de la messe elle vient me dire que trois amies cette semaine lui ont demandé ce qui avait changé en elle. Elle n’était plus la même. Lorsqu’elle leur dit qu’elle venait d'être baptisée, ces amies ont voulu en savoir plus... Elles sont intéressées ! Merci Thérèse Ma pour ce beau témoignage de la grâce transformante ! Ces trois amies témoins de la première heure seront baptisées cette année à Songshan ! A ce petit noyau se sont joint 6 autres, à chaque fois de manière imprévisible, au cours de diverses rencontres ! Quand je dis que le Seigneur nous précède, c’en est pour un moi un exemple bien concret ! Cette équipe a cheminé pendant une année, et je leur ai dit que c’était à eux une fois baptisés d’aller proposer cette démarche de foi autour d’eux ! Les nouveaux chrétiens sont souvent les plus zélés ! Histoire à suivre !

Adoration au Tabor

Le sous-sol de la maison est immense, et depuis une cinquantaine d’années servait à entasser toutes les choses dont on n’avait plus besoin, mais qui pourraient servir un jour... Je vous laisse imaginer. Alors que je m’y rendais une des premières fois, appréciant le calme du lieu, et me demandant comment optimiser l’espace. Une réponse s’est imposée à moi: un lieu pour L’adorer. Les jeunes des JMJ de Madrid avaient été touchés par une nuit d’adoration à Montmartre, et souhaitaient vivre la même chose à Taipei. Tendre quelques toiles à la manière Taizé, récupérer une vieille moquette, quelques éclairages, et le tour serait joué... J’en parle aux jeunes, enthousiasmés, on commence à rêver un peu. Trier, jeter à la benne, enlever des montagnes de poussière ! Suite à une montée des eaux il y a 20 ans, les murs sont brunis par la boue... Il faudrait quand même un coup de peinture, mais le lieu est immense... Je fais venir plusieurs peintres pour des devis, il nous reste un peu d’argent reçu pour les JMJ. L’un des peintres me dit: Père, on vous fait ça la semaine prochaine... Je lui dis : - Pas si vite, combien ça coute? – ne vous inquiétez pas ! – Si justement ! – je vous l’offre; vous savez, je ne suis pas catholique, mais quand j’étais enfant, un missionnaire américain a pris soin de moi, m’a permis d’aller à l’école et de m’en sortir. Ce que je suis aujourd’hui, je le lui dois. Il est mort aujourd’hui, mais ce sera ma manière de dire merci à l’Eglise...

Aussitôt dit, aussitôt fait : l’aspect a commencé à changer, et j’ai compris une chose, c’est que lorsque Dieu est le maître d’œuvre - c’en était le signe, il a de la suite dans les idées !... Il fallait prévoir plus ambitieux ! C’est ce que nous avons fait : Climatisation, parquet, éclairage, confessionnal, sonorisation, instruments de musique, dortoirs pour les jeunes, remise en état de salles de bain... Former des musiciens et chanteurs, traduire ou écrire des chants pour l’adoration, répéter souvent, tout en motivant les troupes... Après quelques mois, beaucoup de temps passé au sous-sol, et 50.000 euros, le pari a été relevé, le sombre sous-sol-débarras s’est transformé en une belle crypte où il fait bon adorer, et où le Seigneur peut toucher les cœurs. Elle fût bénie par l’Evêque, à la fête paroissiale le jour de l’immaculée conception et nous lui avons donné le nom de Tabor, comme le groupe d’adorateurs qui y prie. L’argent est venu au fur et à mesure des dépenses, par des donateurs touchés par le projet. Nous avons déjà été témoins de beaucoup de beaux fruits, et nous encourageons les participants à nous laisser leur témoignage par écritIls sont publiés sur le site de la paroisse ou dans le journal catholique, ce qui crée un effet boule de neige. D’autres paroisses emboitent le pas. D’ailleurs j’ai été parachuté dans l’équipe nationale en charge de la promotion de l’adoration eucharistique. Je dois aller dans tous les diocèses pour témoigner du renouveau qu’apporte l’adoration lorsqu’elle est lancée dans la paroisse. Dernièrement, nous avons commencé des soirées d’adoration pour les enfants. Je vois mon rôle dans cette aventure, comme un passeur de relais. Redonner ce que j’ai pu recevoir en France, dans les communautés ou veillées de prière ; en me rappelant que c’est au cours d’une veillée devant le Saint Sacrement, que j’ai répondu à l’appel à devenir prêtre, une belle nuit de Noël 1995.

Mission tout terrain !

En plus d’avoir un pied en Chine, un autre dans la vie paroissiale, j’ai encore beaucoup d’endroits où donner de la tête ! Je suis souvent sollicité pour des interventions ponctuelles, et ce sont autant de chances d’annoncer la bonne nouvelle ! On pourrait se dire qu’être curé de paroisse en Asie n’est finalement pas spécifiquement missionnaire ! Au contraire les occasions ad gentes (vers les non chrétiens) ne manquent pas. J’ai vécu cela très fort à Noël cette année ! Ou pendant une semaine, j’ai partagé le sens de la naissance de Jésus avec des gens si différents! Cela a commencé par une fête organisée par les sœurs de Mère Teresa, pour les gens de la rue. Puis le lendemain, Noël dans une maison de retraite. Jour 3: Noël avec les prisonniers (quelques centaines de détenus for sympathiques et réceptifs, mais qui n’avaient sans doute pas toujours été des anges !), ensuite c’est tout un jardin d’enfant qui est venu pour une matinée à la paroisse. Puis Noël dans un lycée, au carmel, et enfin en paroisse ! Voilà ma grâce de Noël 2012 !: ce fut de la vivre avec tant de personnes, pour la plupart non chrétiennes, contemplant combien le mystère de l’Homme-Dieu parle au cœur de tous les hommes de bonne volonté, pauvres, riches, jeunes vieux, enfants, vieillards, chrétiens ou non. Je suis toujours surpris par cette ouverture et bienveillance des asiatiques vis à vis de la foi. Comme cette maitresse d’école publique, qui amène cinquante enfants à l’Eglise : et me dit que j’ai une heure pour faire passer le message ! Quand ils sont arrivés je leur ai demandé : qui est le personnage central à Noël : ils ont répondu tous ensemble avec leur petite voix enfantine : Sheng-Dang-Lao-Gong-Gong !!! ce qui veut dire le Père Noël pour les non initiés. Quelques chants de Noël plus tard, après avoir admiré la crèche et écouté le récit de la nativité, je leur ai insidieusement reposé la même question. C’était unanime : Yeee-Souu ! J’aime garder le contact avec l’univers des jeunes, et je suis souvent invité dans des lycées catholiques, pour célébrer la messe ou bénir les élèves, qui là encore sont une toute petite minorité à être chrétiens. Et puis encore en lien avec les jeunes, l’évêque m’a nommé dans l’équipe des vocations du diocèse. A vos prières aussi, car les vocations ici aussi se font rares ! Dernièrement j’ai commencé à célébrer de temps en temps au Carmel de Taipei. J’aime m’échapper le temps d’une messe, rejoindre ces contemplatives car la force de leur prière est source d’énergie! Une de mes dernières découvertes, c’est de constater combien le web est l’un de ces nouveaux aéropages pour la mission. Nous sommes une équipe de 4 à «poster» tous les jours sur Internet. Enormément de personnes viennent à la paroisse, attirées par un message venu de leur écran d’ordinateur. Il faut aller à la rencontre des personnes là où elles sont et passent le plus de temps !

Vietnam 2013

Cette année encore, j’ai contribué à l’organisation de notre rencontre annuelle de jeunes prêtres MEP (moins de dix ans de mission) : un pèlerinage de 10 jours en Janvier sur les pas de nos aînés et des saints du Vietnam. Notre périple nous a conduits sur un axe sud-nord de Saigon à Hanoï, accompagnés par le Père Etcharren, ancien supérieur général, et qui a pu se réinstaller au Vietnam quarante ans après son expulsion. Avec cette jeune équipe de 25 MEP nous avons vécu une magnifique rencontre avec l’Eglise du pays ; Elle est surprenante par sa vitalité, ses séminaires et couvents qui débordent de vocations, touchante par la fraicheur de la Foi qui s’en dégage ! L’Eglise au Vietnam vit dans une assez grande liberté en comparaison de sa voisine chinoise ! Elle n’a pas connu cette rupture traumatisante d’une révolution culturelle, l’interdiction du culte et de la fermeture des Eglises, qui plus est, la situation semble s’être beaucoup améliorée ces dernières années. Dernièrement, la conférence des évêques du Vietnam offrait une contribution au projet de refonte de la constitution du pays, chose impensable dans l’empire du milieu... où l’Eglise n’a pas son mot à dire dans la sphère publique. Si seulement le gouvernement de ce grand pays comprenait que l’évangile n’a rien d’étranger à son rêve de développer “une société harmonieuse”. Au Vietnam, nous avons tous été marqués par l’héritage de nos ainés, les liens profonds qui sont demeurés entre les MEP et le Vietnam. Je me souviendrai longtemps de cet évêque qui nous recevait dans sa cathédrale de Kontum, et ne pouvait commencer sa messe, ému aux larmes, sans trouver les mots pour nous remercier d'être revenus, 25 jeunes confrères MEP quarante ans plus tard. On sentait tout le poids de souffrance et de joie mêlées, d'un homme et à travers lui d’une Eglise, dont on a retiré brutalement tant de forces vives, mais un homme qui a tout donné malgré la difficulté, vivant comme une grande consolation ce lien resté vivant avec les MEP... Le grain de blé tombé en terre et qui meurt porte vraiment beaucoup de fruit ! La cathédrale ce soir là, était pleine d'enfants qui chantaient de tout cœur la messe en vietnamien, en habits montagnards tissés par les sœurs du village. L’intérêt de ces rencontres, pas des moindres, c’est aussi la joie des retrouvailles qui est toujours un vrai encouragement pour repartir regonflé vers nos missions respectives : échanges sur nos épreuves, notre travail d’évangélisation, avec toujours en ligne de mire la devise des MEP : “Vive la Joie, quand-même !”

En attendant l'année du cheval !

L’année du serpent bat son plein, et avant de laisser la place au cheval les perspectives ne manquent pas ! Mais qui veut faire un long voyage ménage sa monture dit l’adage, alors j’apprends aussi à dire non... Malgré tout, quelques grands projets se préparent : les JMJ missionnaires : j’accompagnerai un petit groupe de huit taïwanais en Juillet pour aller faire connaissance avec notre nouveau pape. Les JMJ sont un formidable outil pour mettre en route des jeunes qui plus tard s’engageront, ce fut le cas pour Madrid ! En Août, j’irai dix jours dans les Himalayas pour retrouver nos amis des hauts plateaux. Je devais être en congés cet été, pour trois mois, mais je dois repousser à l’année prochaine en 2014, où l’été sera plus calme. En Septembre, pèlerinage paroissial prévu... En France ! Un an que mes chrétiens me tannent pour cela, et quel meilleur moyen pour construire une communauté que de partir ensemble en pèlerinage dans ce pays d’ancienne chrétienté où les vieilles pierres parlent plus fort que les mots ! (Surtout ceux d’un missionnaire étranger qui parle en chinois !). Du côté de la paroisse : Dernière étape des travaux : l’Eglise elle-même ! Un défi à accomplir avant de fêter les 60 ans de sa construction ! Les projets appellent les projets. On ne devrait pas s’ennuyer ! Le pape François nous encourageait : « N’ayez pas peur des surprises de Dieu »... Point de crainte, on en redemande !

Dernière minute : A toi la Gloire, ô, ressucité !

Les 13 heures de bus n’ont pas suffi à boucler la MEP in China 6, Taipei, elle partira bien pour Pâques, en ce premier jour d’Octave !

Entre temps quelle nouvelle : la lumière a jailli de la nuit, Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! Et avec lui nos neuf amis sont passés de la mort à la vie ! Ce fût une nuit magnifique et bien émouvante, un moment unique qui va nourrir tout ce temps pascal !...

Le Saint Père twittait il y a quelques heures : «Soyez proches de vos prêtres par l’affection et la prière, pour qu’ils soient toujours des pasteurs selon le cœur de Dieu ». Je suis conscient que les fruits dont je suis témoin dans la mission, je les dois à la prière de beaucoup ! Soyez en remerciés, ne lâchez rien ! Et en retour je vous assure de ma proximité et mon intercession pour vous, en particulier chaque fois que j’élève le pain et la coupe du salut ! Qu’en ce temps de Pâques, le Ressuscité renouvelle votre espérance et votre vie ! Il est vivant, Allélulia !



Père Bernard de TERVES +