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LE TEMPS DU FOYER - Jean LAHAILLE

Les points forts du foyer qui m’ont aidé à choisir la voie du sacerdoce ont été de plusieurs nature. Une ambiance de prière dans un lieu calme et paisible, a été propice à la rencontre de Dieu, à la vie en paix avec soi même et avec autrui. La gentillesse des personnes qui habitent l’endroit est pour beaucoup dans le charme des lieux. La présence des pères étudiants d’Asie est également un grand secours pour le discernement. L’appel du Seigneur à tout laisser pour le suivre est alors bien illustré par eux... ils ont tout laissés et suivent des études dans une langue qu’ils ne connaissent pas en
arrivant ! Ça nous interroge ! Un autre point important du foyer est
la liberté de mouvement, qui rappelle en permanence que c’est un choix
libre qui est fait.

L’année en foyer vocationnel s’est partagée pour moi en trois points :

  • la vie en paroisse avec la pastorale des jeunes,
  • la vie au foyer avec les repas, la prière, la formation ,
  • la méditation de la parole et le discernement avec un père spirituel.

 

Cette année m’a permis de vivre un temps fort de ma vie chrétienne, et m’a recentré sur l’essentiel dans la vie : prier Dieu, aimer ses frères et son prochain. Toutes les rencontres et les temps liturgiques ont été l’occasion de réfléchir et de mettre en pratique cela . Comment pries–tu Dieu : les offices, l’oraison, la messe, comment aimes-tu ton prochain : la paroisse, la famille, les amis ? Tout cela m’a aidé à continuer sur la voie du sacerdoce.

A un jeune qui voudrait entrer au foyer je dirai –« Si tu as un doute et que tu hésites à entrer pour le discernement de ta vocation, fonce, n’hésite pas ! Dans tout les cas ce sera une année de fondement spirituel et ta vie chrétienne en sera renforcée. Tu auras l’occasion de discuter avec des prêtres, de lier amitié avec les autres membres du foyer. Tu apprendras à prier la liturgie des heures et à faire
oraison ! Tu pourras alors faire un choix en pleine conscience que ce soit pour le mariage, la prêtrise ou la vie religieuse. Une chance unique en continuant à travailler ou à étudier ! »

Cette année m’a aussi fait découvrir que la vocation MEP est une vocation qui demande beaucoup d’humilité, d’accepter d’apprendre une langue et une civilisation pour apporter l’Evangile à ceux qui ne connaissent pas encore la Bonne Nouvelle. Vivre comme un petit parmi les petits, dans la vie ordinaire de tout le monde, en travaillant à l’intelligence des populations où l’on se trouve. Cela exige d’avoir une vie intérieure vraie et profonde dont on puisse vivre et rayonner.

J’ai appris que la relation avec le Seigneur est fondamentale et que sans la prière on ne peut vraiment rien faire par soi-même.

Enfin les prêtres MEP doivent garder l’annonce de la foi comme une priorité qui les presse. C’est ce à quoi s’engage le missionnaire plus particulièrement.

L’an prochain, après avoir demandé à entrer aux MEP pour être envoyé comme missionnaire, et avoir eu la joie d’être admis, je rentrerai au séminaire. La vocation nous appelle à vivre ce qu’il y a d’essentiel dans la vie : vivre pleinement la relation avec Dieu et l’amour désintéressé. Duc in altum !