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Témoignage de Jonathan

Cette année au foyer vocationnel des MEP a été décisive dans l’orientation à donner à ma vie. Elle m’a permis d’aborder de front des questions fondamentales : Quel est l’appel de Dieu pour moi ? Par quelles voies répondre à cet appel ? Quelle est ma place dans l’Eglise ?

C’était le moment de se poser ces questions : il aurait été dommage qu’elles reviennent, irrésolues, à 40 ou 50 ans. En guise de réponse, l’année, par la pratique religieuse régulière qu’elle propose : eucharistie quotidienne, prières communes, temps de formation, vie fraternelle, services… a eu pour effet d’approfondir ma soif de Dieu et de mes frères, en m’invitant à aller toujours plus loin dans cette quête de l’Absolu ; elle m’a aidé à centrer mon existence concrète sur l’exigence de cet appel. Le discernement, porté par la prière de la communauté et accompagné par un père spirituel, m’a conduit à différencier deux dimensions en l’appel de Dieu pour chacun de nous. La première consiste ni plus ni moins en l’appel à la sainteté, qui s’adresse à tous. La seconde est la voie pour y parvenir. Pour moi, la voie laïque s’est imposée, comme meilleur moyen de répondre à l’appel de Dieu par un don total de ma vie. Il est évident qu’aucun chemin n’est en soi mieux qu’un autre, il s’agit simplement de dire « oui » à celui pour lequel nous sommes faits.
Aussi, il y a sans doute encore bien des niveaux impliqués dans le discernement, ne serait-ce que la précision de notre forme de vie concrète. De nouveau, l’année aux MEP s’est révélée décisive, en me faisant goûter à un large choix d’investissement en Eglise : catéchèse, aumônerie, service liturgique, mais également formation spirituelle, intellectuelle, et même sportive. D’où ma décision de poursuivre des études en théologie et de travailler, en parallèle, sur le terrain pastoral.
Je dois dire enfin qu’il y a une dimension absolument « gratuite » en cette année, une dimension qui ne concerne pas directement le discernement. C’est la plongée incroyable et multiforme au cœur même de l’Eglise. Il me semble qu’on peut difficilement rencontrer situation ecclésiale plus riche, plus diverse, plus complémentaire. L’Eglise universelle d’abord, car c’est bien la marque des MEP. On vit pendant un an dans un foisonnement de langues, de visages, de points de vue sur Dieu, l’homme et le monde. A table avec des compagnons indiens, vietnamiens, brésiliens, on voit passer l’évêque du Caire, un moine du mont Athos, des chrétiens de Syrie… Impossible de prédire avec qui nous prendrons le petit déjeuner ! Visages de l’Eglise en France également, de l’insertion en paroisse à la participation aux grandes rencontres, telles Taizé, Chartres, Vézelay… Et il faudrait ajouter retraites en monastère et tant d’autres choses…
Je garde au cœur, à l’issue de cette année au foyer vocationnel, un élan missionnaire. Celui qui fait tomber les barrières et les préjugés. Une forte invitation à quitter tout rétrécissement, toute conception étroite, et à rejoindre l’autre en Celui qui nous réunit tous.

Jonathan