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Une véritable aventure spirituelle

"Le détachement matériel que nous avons vécu a été très important à mes yeux et m'a donné une belle leçon d'humilité. A mon retour je me suis senti encore plus convaincu que Dieu méritait d'être connu par ceux qui ne le connaissent pas ou qui le connaissent mal !"

Le camp en Chine a été une expérience unique autant sur le plan spirituel que sur les plans personnel et humain.
Il y a deux ans j’ai voulu donner de mon temps à une œuvre humanitaire mais sans savoir laquelle. Déjà engagé dans ma paroisse, j’ai voulu trouver un moyen d’allier mission humanitaire, foi et voyage pendant mes vacances. C’est au détour d’un verre entre amis que j’ai entendu parler des MEP pour la première fois. L’idée de devenir volontaire en Asie m’a immédiatement attirée. N’ayant qu’un mois et demi de libre, j’ai alors opté pour le camp en Chine avec un petit détour par Pékin chez Maximilien, séminariste français en mission de deux ans pour les MEP.

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Rejoindre presque à l'autre bout du monde des chrétiens qui mettent en pratique leur religion dans un pays qui la censure est une belle leçon de foi et de courage. De même, être avec des prêtres, des séminaristes, des pratiquants et des non pratiquants (ou presque) a rendu cette aventure encore plus intéressante car les
débats étaient presque omniprésents. J'ai énormément apprécié l'accueil de Maximilien à Pékin et son aide pour parler chinois. J'ai habité chez lui durant un peu plus d’une semaine, prenant le temps de prier, d'aider dans un centre pour handicapés, et nous nous sommes mutuellement motivés pour réciter un chapelet par
jour (dans le métro le plus souvent... Si ça c'est pas de l'évangélisation...). J'ai adoré ce camp pour son aspect itinérant que je n'aurais surement pas trouvé en temps que volontaire. Après mon séjour dans la capitale chinoise, Maximilien et moi sommes partis rejoindre le groupe dans la province du Yunnan. Là bas, dans chaque village de montagne où nous nous rendions (accessibles uniquement via des chemins de terre)
les chrétiens sont venus nous accueillir avec des danses et des chants traditionnels. Dans ces lieux magiques, encore protégés des assauts de la modernité, notre groupe MEP a grandi en foi, maturité et valeurs humaines. Malgré le peu de temps passé avec ces communautés, et ne parlant pour la plupart ni chinois ni tibétain, nous étions tous proches les uns des autres, non pas grâce à la parole mais par la foi. Des liens fraternels d’une grande puissance nous ont unis avec les habitants de ces villages. Bien qu’il n’y ait aucun prêtre à des kilomètres et qu’il n’y ait qu’une messe par an, leur ferveur reste très forte. En sortant d’une telle expérience on relativise beaucoup sur certains problèmes de la vie courante, on apprend ce qu’est l’espérance. Nous n’avons malheureusement pas eu l’occasion d’aider les chrétiens qui nous ont reçus (avec du travail manuel par exemple). Le détachement matériel que nous avons vécu dans la vallée de la Salouen a été très important à mes yeux et m'a donné une belle leçon d'humilité. Avant de partir je me suis dit: "mais comment ma foi pourrait-elle être plus grande qu'elle ne l'est actuellement?". Et à mon retour je me suis senti encore plus convaincu que dieu méritait d'être connu par ceux qui ne le connaissent pas ou qui le connaissent mal. J'ai vu tout le bien que les MEP ont fait à ces gens et grâce à eux j’ai trouvé des réponses à mes interrogations.

Clément

 

 

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