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Prêtres et missionnaires Prêtres et missionnaires
 
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"Quelle que soit la couleur de notre peau, nous sommes le peuple du Seigneur et il habite avec nous ! "

Extrait de l'homélie donnée au Mont Saint-Michel le samedi 28 septembre 2013 en la fête de saint Michel par le Père Georges Colomb, supérieur général des Missions Etrangères de Paris.

Présent au Mont Saint -Michel avec deux séminariste et des jeunes en lien avec les Missions Etrangères de Paris, le P. Colomb a présidé les vêpres solennelles le jour de la fête de l'Archange Saint-Michel et donné deux conférences, une le samedi soir sur deux missionnaires originaires du diocèse de Coutances, Mgr Lemasle qui fut vicaire apostolique de Hue au Vietnam et l'autre sur Saint Auguste Chapdelaine, martyr en Chine.

 

Extrait de Homélie – Père Georges Colomb – Mont Saint-Michel
Samedi 28 septembre 2013 : Zacharie 2,5-9. 14-15a - Cantique - St-Luc 9,43b-45

Chers frères et sœurs,
…….
Chacun de nous est appelé à porter ce message d’espérance qui donne la paix et la joie : la consolation de Dieu, sa tendresse envers tous. Mais nous ne pouvons pas en être porteur si nous n’expérimentons pas nous-mêmes en premier la joie d’être consolés par Lui, d’être aimés de Lui. Cela est important pour que notre mission soit féconde : vivre la consolation de Dieu et la transmettre !

2. Le second point de repère de la mission est la croix du Christ.. Dans son ministère, Paul, le grand missionnaire, a expérimenté la souffrance, la faiblesse et l’échec, mais aussi la joie et la consolation. C’est le mystère pascal de Jésus : mystère de mort et de résurrection. Et c’est parce qu’il s’est laissé configurer à la mort de Jésus que Paul à participé à sa résurrection, à sa victoire. À l’heure de l’obscurité, à l’heure de l’épreuve est déjà présente et agissante l’aube de la lumière et du salut. Le mystère pascal est le cœur palpitant de la mission de l’Eglise nous a dit le Pape François ! Et si nous demeurons dans ce mystère, nous sommes à l’abri, aussi bien d’une vision mondaine et triomphaliste de la mission, que du découragement qui peut naître devant les épreuves et les échecs. La fécondité pastorale, la fécondité de l’annonce de l’Evangile n’est donnée ni par le succès, ni par l’insuccès évalués selon des critères humains, mais par la conformité avec la logique de la Croix de Jésus, qui est la logique du sortir de soi-même pour se donner, la logique de l’amour. C’est la Croix - toujours la Croix avec le Christ, parce que parfois on nous offre la croix sans le Christ : cela ne va pas ! – C’est la Croix, toujours la Croix avec le Christ qui assure la fécondité de notre mission. La croix se dresse dans les solidarités que nous pouvons vivre, l’amour que nous donnons et qui est désiré par tant de frères, la croix est quotidienne si nous ouvrons les yeux, elle est le contraire de l’individualisme.

3. Enfin, le troisième élément c’est l’ouverture de notre cœur, le seul défenseur dont nous avons besoin, c’est le Seigneur « quant à moi, dit le Seigneur, je serai une muraille de feu pour entourer Jérusalem ». L’ouverture de notre cœur garantit celle de notre esprit et partant de là celle de notre maison, de notre famille. L’Eglise est faite pour la mission, c’est sa raison d’être. Notre Pape insiste beaucoup sur l’importance des périphéries ; Cherchons bien là où nous vivons ces hommes et femmes dont nous sommes loin et qui ont soif de vraie vie, d’une vie qui ait du sens, qui construise un avenir avec d’autres, d’une vie qui fasse d’eux des hommes debout, des hommes libres et nous chrétiens, nous savons bien que les réponses à ces questionnements plus ou moins conscients , elles sont dans l’évangile et tous, quels que soient notre état civil, nos opinions politiques, la couleur de notre peau, nous sommes le peuple du Seigneur et il habite avec nous !