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Les Missions étrangères de Paris : Un havre de paix pour discerner sa vocation

10 mai 2017

Pour les étudiants et jeunes pro, le foyer vocationnel Saint-Théophane Vénard, des Missions étrangères, "propose de vivre au calme dans un environnement sain, tourné vers Dieu."

« Dans notre société qui vit à cent à l’heure mais qui ne vit pas, pourquoi ne donnerais-je pas une année de ma vie au Christ pour savoir ce qu’il a prévu pour moi ? ». Voilà la question que s’est posée Vianney avant d’entrer au foyer vocationnel Saint-Théophane Vénard, des Missions étrangères, lieu qui permet aux jeunes garçons de discerner leur vocation tout en continuant leurs études ou leur activité professionnelle.

 

« On se sent parfois ici comme au port de Marseille »

 

Au cœur de Paris, entre les rues du Bac et de Babylone qui grouillent de monde, on ne s’attend pas à trouver un tel lieu. « Ici, on cours, ou peut-être chasse-t-on », témoigne Guillaume, « on court à la manière d’un citadin, au cœur de Paris, affairé, mais notre affaire n’est pas de courir après Paris. C’est une autre cité dont on parcours les rues, ici on court après la paix (…) pour écouter, ce que le Seigneur nous dit au cœur ».

Et justement, le Seigneur a quelque chose à dire à ces étudiants et jeunes pro qui viennent s’installer pour un an aux Missions étrangères de Paris. Après une journée de cours ou de travail, ils reviennent le soir et discernent « à travers les livres et les pauvres, par les cours, la prière, par tes frères, par tes pères, par la bouche des missionnaires ».

Si le cadre est « calme », il ouvre aux dimensions du monde et plus particulièrement de l’Asie. « On se sent parfois ici comme au port de Marseille », poursuit Guillaume, « d’où partaient les missionnaires vers l’Orient. Un vieux port où l’on entend toutes sortes d’histoires sur des saints partis à l’autre bout du monde pour gagner des âmes au Christ. Si l’on fait bien attention, on peut encore suivre leurs traces. »

« Entre le monde et la vocation »

Le foyer vocationnel Saint-Théophane Vénard des Missions étrangères offre la possibilité à ceux qui viennent s’y installer, d’être portés par la prière, en partie grâce à la vie communautaire. Pour le père Bernard de Terves, il permet de « prendre à bras le corps » ses questions de discernement. « La transition peut être brutale parfois et difficile ; le foyer permet une transition en douceur, entre le monde et la vocation ».

« Dans cette Maison, tu y découvriras une vie fraternelle, où l’on vit ensemble, on prie ensemble, on rit ensemble (on pleure aussi ensemble … mais pas trop (rire) », fait partager Jérémy, ancien habitant du foyer. « Tu y trouveras aussi du silence pour revenir vers ton intériorité et écouter le Maître de tout ». S’installer au foyer pour un an permet aussi de vivre l’Eucharistie quotidienne, mais surtout l’adoration. Aussi, chacun est « inséré » dans une paroisse, ce qui permet, entre autre, de découvrir la vie des prêtres, « celle aussi que l’on ne voit habituellement pas, en dehors des célébrations », raconte Jérémy. Les jeunes suivent aussi des cours d’introduction à la spiritualité, à la lecture de la Bible et vivent aussi des temps de formation.

Chacun a la possibilité d’être accompagné dans son cheminement par un père spirituel.

Tout cela en étant porté par la vie communautaire ; « tu découvriras aussi une famille, celle de tes frères d’Asie et d’ailleurs. Tu pourras essayer de comprendre comment se vit la foi en dehors de l’hexagone », témoigne Jérémy.

Partir pour une expérience missionnaire en Asie

Le foyer vocationnel Saint-Théophane Vénard offre aussi la possibilité de partir pendant ses vacances pour une expérience missionnaire en Asie. Arnaud, lui, est parti pendant deux mois avec les Missions étrangères à Taïwan, à la fin de son Master. « Mon temps était réparti entre des cours de français et d’anglais dans un lycée catholique, auprès d’élèves de terminale, des cours de français dans la paroisse, l’aide à la vie paroissiale (liturgie et autres), et bien sûr mes propres cours de chinois ! », raconte-t-il. « J’ai été également très heureux de vivre au quotidien dans la paroisse, de partager les préoccupations et les projets de deux missionnaires dans le monde chinois. Cette expérience, outre son apport personnel, culturel, etc. m’a permis de m’ouvrir aux enjeux de l’évangélisation du monde chinois, particulièrement taïwanais, à ses difficultés et à ses défis. »

Finalement, comme le dit Jérémy : « À l’issue de cette année, peu importe le choix que tu souhaiteras poser, saches que tu y verras forcément plus clair à la fois sur ta vie, mais aussi sur ta foi. Tu vas gagner en liberté. Et cela, ce sera toujours pour la plus grande gloire de Dieu ! »

Anne-Laure Baulme | 07 mai 2017

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